Cadelam

Les robots, nos partenaires de la quatrième révolution industrielle

17 décembre 2018 | Cadelam

Capfi Delen Asset Management (Cadelam) est une filiale de Delen Private Bank chargée de la gestion de fonds au sein du groupe. La philosophie de placement qu’applique Cadelam est prudente, active et flexible, et se fonde sur la recherche d’opportunités intéressantes en fonction des circonstances, sur tous les segments du marché.

L’axe central de la gestion des actifs placés dans les fonds gérés par Cadelam est la préservation du patrimoine. Cadelam cherche à rentabiliser ce capital de manière à couvrir (au moins) l’inflation sur longue période. Dans l’environnement de marché actuel, caractérisé par des taux d’intérêt très bas, cet objectif secondaire est devenu un véritable défi. La recherche d’un certain rendement moyennant un risque (très) limité nécessite beaucoup d’expertise et d’analyse.

Depuis le célèbre robot « Hal 9000 » imaginé en 1968 par Stanley Kubrick, les évolutions actuelles existent sous de multiples formes : voitures autonomes, plateformes de discussions, robots qui résolvent des problèmes… Le potentiel est énorme.

En 1997, Deep Blu, le super ordinateur d’IBM, met échec et mat en moins de 20 coups le multiple champion du monde d’échecs, Gary Kasparov. Une défaite cuisante de l’homme face à la machine et une étape symbolique dans l’histoire de la technologie. Moins de 20 ans plus tard, une autre forteresse de l’intelligence humaine tombe à son tour. En 2015, AlphaGo (Google) bat Lee Sedol le champion de go, un autre jeu cérébral considéré comme inaccessible aux ordinateurs.

En-dehors de la sphère du jeu, l’intelligence artificielle (en abrégé, IA) est également une formidable source d’innovation et de remise en question au niveau entrepreneurial.

Qu’entend-on réellement par intelligence artificielle ? L’IA est la branche des sciences informatiques qui se concentre sur la mise au point d’un savoir basé sur les algorithmes et le traitement de gigantesques bases de données (Big Data) afin de reproduire des tâches purement humaines : la reconnaissance vocale, la prise de décisions, la reconnaissance visuelle, etc. Parmi ces différentes formes de savoir, il y a l’apprentissage automatique (machine learning), à savoir la capacité du robot à apprendre à partir de données, sans être nécessairement programmé pour chaque tâche. Pour sa part, l’apprentissage approfondi (deep learning) modélise des données pour aider à la prise de décisions, un peu comme le ferait un cerveau humain.

« L’IA est une formidable source d’innovation et de remise en question au niveau entrepreneurial. »

La quatrième révolution industrielle

En 2017, Siemens présente un robot à deux bras capable de produire des objets sans devoir être programmé, ce qui constitue une véritable révolution. Les experts parlent à juste titre de « quatrième révolution industrielle ». Ils pensent également que l’intelligence artificielle va rapidement permettre la mise en place de nouveaux modèles économiques. L’impact de ces systèmes intelligents dotés de la faculté d’apprendre, d’analyser des données et de fournir des solutions, est gigantesque : tous les secteurs de l’économie – industrie, services financiers, commerce, … – en ressentiront les effets. Comme lors de toute révolution technologique, certains acteurs économiques devront se réinventer pour survivre, tandis que de nouveaux verront le jour.

Un large spectre

La portée de l’IA est colossale et ses applications ne cessent de croître, que ce soit au niveau des produits, des processus entrepreneuriaux ou des traitements d’informations.

Côté produits, Netflix a développé un moteur de recherche intelligent proposant des suggestions de films ou de séries à ses téléspectateurs. Grâce à ces recommandations personnalisées, Netflix a pu augmenter ses revenus annuels de plus d’un milliard de dollars américains. Et les exemples ne manquent pas : assistants vocaux (Apple, Amazon,…), voitures autonomes (Google), …

Au niveau des processus entrepreneuriaux,l’intelligence artificielle permet d’améliorer la productivité et d’automatiser certaines tâches liées à la détection de fraudes, aux services à la clientèle (chatbots), à la surveillance, …

En matière de traitement d’informations, l’intelligence artificielle constitue une aide précieuse à la prise de décisions opérationnelles et stratégiques, par exemple pour personnaliser les offres marketing sur base des comportements d’achat antérieurs ou encore pour assurer une maintenance prédictive.

Les données, le nouvel or noir

Le développement de l’intelligence artificielle est intimement lié à celui de la Big Data et des objets connectés.

« Les données sont l’or noir de la quatrième révolution industrielle. »

Pour fonctionner, l’IA a en effet besoin d’énormes quantités de données pour en extraire son savoir. Actuellement, un nombre impressionnant d’images, de textes, de fragments audiovisuels numériques sont conservés sur le web et dans les espaces de stockage virtuels (clouds). Ces données peuvent servir à l’apprentissage des robots par exemple, en matière linguistique et de reconnaissance vocale.

Les objets connectés (compteurs énergétiques, détecteurs de température, drones, …) ont quant à eux besoin d’algorithmes pour interagir avec leur environnement. Ils créent des données pouvant être utiles à une multitude d’activités allant de la maintenance prédictive au fonctionnement des villes intelligentes. Tout cela contribue fortement à la multiplication de ces données à l’échelle planétaire.

L’étude « Andrea 2017 » donne une bonne idée de la quantité de données stockées et de son développement futur. Celle-ci prédit qu’avec les objets connectés et le développement de la 5G, les besoins en électricité du secteur de la communication atteindront plus de 20% de la consommation mondiale d’ici 2025.

Les géants investissent

Les investissements réalisés ces dernières années montrent l’importance stratégique du secteur. Amazon a notamment acquis Harvest.ai. (protection informatique), Orbeus (reconnaissance faciale), Safaba (traduction). Pour Microsoft, les acquisitions concernent par exemple, Wand Labs’ (interface de conversation), TouchType (saisie automatique de texte), Aorato (détection d’anomalies sur un réseau). Pour sa part, Facebook a entre autres investi dans FacioMetrics (reconnaissance faciale) et Pebbles Ltd (détection de mouvements).

Selon Morgan Stanley, ces sociétés numériques vont très certainement dominer cette nouvelle ère technologique, sans pour autant exclure les entreprises plus traditionnelles de la compétition. Ces dernières génèrent à leur niveau des données relatives aux comportements d’achat de leurs clients, ou en lien avec leurs produits. Tout l’enjeu est d’arriver à les numériser et d’en retirer le plus d’informations possibles, grâce à l’IA.

« Bien que Google, Facebook, Apple, Microsoft et Amazon aient une longueur d’avance du fait de leurs vastes bases de données et de leurs plates- formes, les grands noms du secteur des logiciels (SAP, IBM, Oracle, …) ont progressivement intégré le potentiel de l’IA à certains de leurs produits », note la banque américaine. Toujours à l’affut d’opportunités porteuses à long terme, les gestionnaires de Cadelam suivent ces entreprises depuis de nombreuses années. Au fil du temps, ils ont notamment pris des positions dans IBM, Amazon, Google, Apple, Facebook, ce qui permet d’avoir une bonne exposition à ce secteur d’avenir malgré sa volatilité.

Un fort potentiel de croissance

Le secteur va connaître une croissance nettement plus rapide que les autres segments technologiques. Les analystes prévoient ainsi que les dépenses en matériels informatiques (hardware et software) et services liés à l’IA atteindront 58 milliards de dollars américains d’ici 2021, contre 12 milliards en 2017. Pour sa part, le taux de croissance de l’IA sera de 50%, contre 23% pour la Big Data et 20% pour les services de cloud.

 
 
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