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L’engagement : la solidité d'une entreprise passe par un actionnariat actif

12 juin 2019 | Cadelam

Comment Delen Private Bank et son gestionnaire de fonds, Cadelam soutiennent-ils les entreprises dans la création de valeur, tant pour les entreprises elles-mêmes que pour les personnes, l’environnement et la société ?

Gérer un portefeuille de manière réfléchie n’est pas une tâche aisée de nos jours. La croissance économique semble ralentir et les conflits géopolitiques s’enflamment à nouveau. Les tendances à long terme telles que la globalisation, l’innovation technologique et l’évolution démographique bouleversent également les modèles économiques classiques. Comment adaptons-nous ces changements à notre mission : protéger votre patrimoine et le faire croître de manière équilibrée ? En sélectionnant des entreprises résilientes tournées vers l’avenir, quels que soient les obstacles qui se trouvent sur leur chemin. Outre les prestations financières, Cadelam s’oriente de plus en plus vers d’autres thématiques, comme la transition énergétique. Une gestion de patrimoine responsable requiert également un actionnariat actif, constructif et impliqué : c'est l'engagement.

Delen Private Bank et Cadelam n’opèrent aucune distinction entre les portefeuilles durables et non durables. Leur philosophie de base est durable et prudente. Cela conduit indubitablement à une politique d’investissement responsable qui s’applique à tous les fonds d’investissement. Nous gérons ainsi environ 24 milliards d’euros*.

L’exclusion comme premier filtre

La première étape est l’exclusion. Quelles entreprises n’ont absolument pas leur place dans les fonds d’investissement ? Celles qui adoptent des pratiques néfastes pour les personnes et pour l’environnement ne présentent aucun potentiel à long terme. Les investisseurs et les clients se retirent lorsqu’il apparaît clairement qu’une entreprise contrevient aux droits de l’homme, aux prescriptions en matière environnementale et aux règles de bonne gouvernance. Pour mener à bien cette étape, Cadelam s’inspire de l’enquête de durabilité de partenaires de référence, dont le fonds de pension norvégien. Le gestionnaire de patrimoine consulte également des fournisseurs de données spécialisés, notamment pour les informations relatives au respect des directives mondiales des Nations Unies en matière de gestion responsable (Pacte mondial des Nations Unies).

L’engagement pour un dialogue actif

L’engagement va encore plus loin que l’exclusion. Ce terme fait référence au dialogue continu et constructif entre l’investisseur et ses participations. L’objectif est double : le rendement financier et une amélioration durable pour les personnes, l’environnement et la société.

« Chez Cadelam, chaque portefeuille est durable. »

Précurseur en Belgique, Cadelam collabore avec Hermes EOS, une société de renommée internationale, qui dispose d’une équipe indépendante expérimentée, notamment en matière de climat et de droits de l’homme. Ensemble, ils commencent par définir les thématiques de durabilité prioritaires. Ils entament ensuite un dialogue avec les entreprises concernées. Le ton est strict, mais juste : positif et constructif au départ, mais critique lorsque les améliorations se font attendre trop longtemps. Le droit de vote aux assemblées générales peut également être utilisé pour promouvoir ou simplement contrer certains choix stratégiques.

 

Qui est Hermes EOS ?

Qui est Hermes EOS ? Hans-Christoph Hirt, directeur de Hermes EOS, met la barre haut : « Nous voulons contribuer à créer une forme durable de capitalisme en devenant la plateforme la plus dynamique au monde pour un actionnariat actif. »

Hermes EOS, fondée en 1983, est une référence mondiale dans le domaine de l’actionnariat actif. L’équipe indépendante de Hermes EOS est employée par plus de 45 investisseurs, lesquels gèrent plus de 500 milliards d’euros au total. Delen Private Bank et Capfi Delen Asset Management sont fiers d’en être les premiers partenaires belges.

Orienté vers les entreprises durables

Cadelam et Hermes EOS œuvrent aux défis environnementaux, sociaux et de gouvernance d'entreprise (ESG).

  • Ils soutiennent les entreprises sur le plan environnemental afin de conformer leurs modèles économiques aux accords climatiques de Paris. À cet effet, les membres des Nations Unies s’engagent à limiter le réchauffement climatique à maximum 2°C et à s’attaquer de manière radicale à la pollution de l’air, de la terre et de l’eau.
  • Le volet social du dialogue vise le respect des droits de l’homme. Il s’agit d’une préoccupation qui s’adresse particulièrement aux entreprises dont les chaînes d’approvisionnement sont mondiales. Même si le client est roi, une entreprise doit tenir compte de toutes ses parties prenantes, en particulier sa main-d’œuvre, pour engranger du succès à long terme.
  • La bonne gouvernance est le troisième champ d’action et c’est peut-être le plus fondamental. Il concerne les contrôles et les équilibres organisationnels d’une entreprise. Un conseil d’administration qui fonctionne bien et un juste équilibre entre la rémunération et la création de valeur durable créent les bonnes impulsions pour des prises de décisions ciblées.

Une stratégie claire et une communication ouverte à ce propos créent une dynamique permettant à chacun d’y gagner : les entreprises (croissance durable), les investisseurs (investissements rentables) et l’environnement au sens large (les personnes, l’environnement et la société). La création d’un tel impact constitue l’essence même d’une gestion de patrimoine responsable.

Parc d'énergie solaire au Chili (Source : Total)

La transition climatique : l’engagement dans la pratique

La problématique de l’énergie illustre à quel point l’investissement responsable est une affaire de bon sens et de nuance. La transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables sera assurée par les petites sociétés innovantes et les grandes entreprises qui doivent assumer un rôle d’exemple. Ce tandem est nécessaire : les unes font progresser l'innovation, les autres se chargent du financement et du déploiement à grande échelle. La transition coûte cher et c’est aux grands acteurs qu’il revient de consentir de lourds efforts financiers. Pour les motiver à opérer les bons choix, le monde financier doit également s’intéresser à l’aspect non financier de l’investissement. Attardons-nous sur deux entreprises de notre portefeuille.

Umicore est un exemple d’acteur de plus petite taille, innovant et influent. Cette entreprise de niche anversoise est leader mondial dans la technologie de batterie pour les voitures électriques et les catalyseurs pour des moteurs plus respectueux de l’environnement. Les perspectives de croissance sont importantes.

Le cas de Total est différent. En tant que grand acteur dans le monde de l’énergie, l’entreprise a été confrontée à de nombreux défis sur le plan de l’ESG. Elle est toutefois parvenue à se faire une place parmi les entreprises les plus durables au monde. Le programme intensif de l’engagement a abouti à plusieurs réalisations. Total a accéléré la transformation vers des combustibles renouvelables. En outre, elle supprime progressivement les investissements dans les sables bitumineux, nuisibles pour l’environnement. Elle accorde de l’attention à la qualité de vie des communautés voisines des installations d’extraction et la politique anti-corruption a été renforcée dans certaines régions. Aujourd’hui, Total est leader incontournable dans le domaine de la transition énergétique.

« La transition énergétique sera assurée par les petites sociétés innovantes et les grandes entreprises qui doivent assumer un rôle d’exemple. »

Via Hermes EOS, Cadelam fait également partie du Climate Action 100+, le groupe d’investisseurs ciblant les plus gros émetteurs de gaz à effet de serre. Des acteurs importants tels que Siemens et Danone épaulent le projet.

La durabilité de notre gestion de portefeuilles est pensée à long terme. L’intégration de paramètres non financiers rend les portefeuilles encore plus robustes, conscients et mieux équipés pour protéger les patrimoines et les faire augmenter à long terme. En tant qu’actionnaire responsable, la Banque sert de levier pour créer durablement de la valeur pour l’entreprise et les actionnaires, mais aussi pour les personnes, l’environnement et la société.

 

L’engagement

Quoi ? Une collaboration avec les entreprises sur le plan des paramètres de durabilité, dans le but d’assurer à long terme le bien-être de toutes les parties (entreprise, environnement, société). L’actionnariat actif exerce une influence positive sur le comportement des entreprises.

Pourquoi ? Les entreprises dont les actionnaires sont informés et impliqués ont plus de chances d’atteindre de meilleurs résultats financiers et non financiers à long terme.

Comment ? Grâce au dialogue continu, formel et informel – et à un vote aux assemblées générales, les entreprises sont motivées pour faire des choix orientés vers l’avenir.

* Actifs gérés au 31 mars 2019, par Cadelam pour les portefeuilles discrétionnaires des clients.

 
 
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