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Un exercice d’équilibre à long terme

18 mars 2019 | Corporate

En novembre dernier, Thomas Pieters et Thomas Detry ont remporté en duo la coupe du monde de golf à Melbourne. C’est la première fois que la Belgique s’impose pour cette épreuve. Nous les félicitons vivement pour cette victoire.

En novembre, vous avez réalisé un bel exploit. À quoi pense-t-on quand on est sur le point de remporter la coupe du monde ?

Thomas Pieters : J’avais dit à Thomas qu’il fallait qu’on clôture sur un birdie. Nous étions concentrés toute la semaine et un bon drive était essentiel pour le dernier trou. Thomas l’a fait : un long drive directement sur le fairway du 18e trou. À ce moment, je savais déjà que c’était bon : j’ai fait ce qu’il fallait, la pression était moindre pour ce dernier coup.

Thomas Detry : Nous sommes de très bons amis. Nous nous sommes amusés et avons passé une belle semaine qui nous a permis d’avoir quelques coups d’avance. Même si la pression est montée le dimanche, avoir cette avance nous a permis d’aborder ce moment avec moins de stress.

Nous disons souvent que la gestion et le golf sont des exercices d’équilibre, entre dynamisme et prudence, avec une vision à long terme. Comment trouvez-vous cet équilibre ?

Thomas Pieters : De fait, ce sont des points communs entre les deux. En tant qu’athlète, il faut trouver son équilibre entre les objectifs fixés, les performances et finalement l’amélioration continue. Pour cela, il est important pour moi de mettre de temps en temps ma carrière sur le côté afin de profiter des petites choses de la vie. À chaque fois, j’en reviens ressourcé et plein d’énergie.

Thomas Detry : Le golf est un vrai exercice d’équilibre à long terme, tant directement sur le parcours que pendant sa carrière. Il faut trouver la bonne intensité de son jeu, suffisamment dynamique, mais ni trop agressif ni trop relâché. Les carrières de golfeur sont longues et il faut s’entraîner suffisamment, mais pas trop non plus.

« Tout athlète doit croire en son rêve et surtout continuer à le poursuivre, même dans les moments de doute. »

Comment a commencé votre collaboration avec la Banque ?

Thomas Pieters : Si je me souviens bien, c’était en août 2015, votre CEO Paul De Winter était présent à l’Omega European Masters à Crans-Montana et il a entamé une discussion avec mes parents qui étaient également présents. Ce premier contact s’est rapidement concrétisé par un rendez-vous dans vos bureaux et le reste a suivi.

Thomas Detry : Tout a commencé avec un homme passionné par le sport : Paul De Winter. Il a rencontré mes parents pour la première fois en 2013 lors du Belgian international amateur où je jouais. Par la suite, mon père et Paul ont continué de se croiser lors d’interclubs de golf et ce sponsoring est né avec mon passage en tant que professionnel début 2016.

Quelle est l’importance pour un jeune sportif prometteur d’avoir la confiance d’un sponsor stable ?

Thomas Pieters : Delen Private Bank est pour moi plus qu’un sponsor. Il ne s’agit pas uniquement d’une relation commerciale, mais bien de valeurs communes. Et j’espère que cette collaboration pourra continuer de longues années. Toute la vie peut-être.

Thomas Detry : C’est essentiel pour tout sportif, mais encore plus pour un golfeur. C’est un sport assez onéreux, mais aussi psychologiquement difficile, notamment à cause de la durée des déplacements. En début de carrière, outre l’aspect financier, c’est important de savoir qu’un sponsor croit en nous. Cela allège un peu la pression et aide à mieux performer.

Si vous pouviez conseiller une jeune version de vous-même que lui diriez-vous ?

Thomas Pieters : Je ne changerai rien à mon parcours. Je lui conseillerais surtout de continuer à travailler dur et de rester lui-même.

Thomas Detry : D’y croire ! Tout athlète se doit de rêver et de poursuivre son rêve, même dans les moments de doute.

Quel Major aimeriez-vous gagner ?

Thomas Pieters et Thomas Detry : Le Masters d’Augusta !

Depuis le 1er janvier 2019, les nouvelles règles du golf sont en vigueur. Que pensez-vous de celles-ci ?

Thomas Pieters : Elles accélèrent le jeu, ce qui a un aspect positif pour la modernisation du golf. Les premiers mois de 2019 ont montré que tout ne se passe pas sans heurts sur les parcours. Il faut juste laisser le temps à chacun de s’y adapter.

Thomas Detry : Comme le dit Thomas, il s’agit de se créer de nouvelles habitudes. Ces règles sont logiques, mais elles demandent un petit temps d’adaptation. Quand vous droppez la balle depuis des années à hauteur d’épaule et qu’il faut désormais la dropper à hauteur de genou, il faut prendre le pli.

Quel est votre top 3 des plus beaux parcours ?

Thomas Pieters : Aux États-Unis, celui d’Augusta en Géorgie et celui de Pebble beach en Californie, et celui de Carnoustie en Écosse.

Thomas Detry : Forcément, mon club le Ravenstein, ainsi que celui d’Augusta et le Medina Country Club aux États-Unis.

Qu’est-ce qu’un « bon » terrain ?

Thomas Pieters : Un bon terrain est pour moi un parcours unique, à la fois beau et impressionnant. Les bunkers et obstacles d’eau doivent être bien placés, les greens difficiles, mais justes.

Thomas Detry : Le dessin des trous compte aussi, ainsi que l’entretien du terrain. Il faut trouver le juste milieu entre visuel et complexité.

« Les nouvelles règles accélèrent le jeu, ce qui a un aspect positif pour la modernisation du golf. »

Combien de jours par an êtes-vous à l’étranger ? Que faites-vous pour vous détendre ?

Thomas Pieters : Je suis loin de chez moi environ 250 jours par an. L’année passée, j’ai parcouru 181 761 kilomètres, soit 4,5 fois le tour de la terre. Toutes les formes d’entraînement et d’exercices de respiration me permettent de me détendre. Mais, pour moi, le top de la détente, c’est le snowboard. Cela me donne un sentiment de liberté incroyable, pendant lequel je me vide vraiment la tête. Et évidemment, c’est aussi très important de passer du temps avec ma famille et mes amis.

Thomas Detry : Même chose pour moi, environ 250 jours par an. Mais ça ne me dérange pas vraiment : j’ai toujours aimé voyager. Et aujourd’hui, avec la technologie, c’est facile de rester en contact avec ses proches. Quand je suis à la maison, je m’entraîne très peu : je vois des amis et en profite pour faire d’autres sports, comme le tennis et le vélo. Chaque année, je vais à la montagne, tant pour le ski en hiver, que pour la randonnée en été.

Selon vous, quels sont les joueurs prometteurs à suivre ?

Thomas Pieters : Adrien Dumont de Chassart.

Thomas Detry : Je pensais à lui aussi, ainsi qu’à Giovanni Tadiotto.

Nous remercions de tout cœur Thomas Pieters et Thomas Detry pour le temps qu’ils nous ont accordé et continuons à les soutenir et à suivre de près leurs prestations.

 
 
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