2021 : l’année de l’espoir

07 janvier 2021 | Les marchés

La crise du coronavirus n’aura pas épargné les bourses. Mais c’est en regardant au-delà des mouvements de volatilité à court terme que les équipes de gestion de Cadelam, gestionnaire de fonds du Groupe, ont réalisé des rendements très honorables dans des marchés agités. Ainsi, les performances des portefeuilles totalement investis au cours de l’année 2020 oscillent entre 0 ,8 % et 9,3 % selon le profil d’investissement. Ces belles prestations s’expliquent par les convictions durables de Cadelam, ses choix de thèmes d’investissement porteurs d’avenir et sa sélection d’entreprises de qualité.

Un happy end pour les marchés financiers ?

Les marchés financiers ont évolué au rythme de la situation sanitaire. Ce sont en effet essentiellement le nombre de contaminations et d’hospitalisations, les mesures de confinement et les avancées en matière de vaccin qui ont donné le ton sur les bourses. Après la correction significative du mois de mars, la perspective d’un déconfinement en mai/juin et l’annonce de l’arrivée des premiers vaccins en novembre ont généré les deux rebonds majeurs de l’année. Le vaccin signifie, à terme, la levée des restrictions et donc une normalisation de l’activité économique. L’accord sur le Brexit et le démarrage de la campagne de vaccination ont clôturé l’année sur une note positive.

Les principaux indices ont terminé l’année de manière assez disparate. En euros, sur l’année 2020, l’Asie et les États-Unis ont enregistré de belles performances, de respectivement +12,5 % pour le MSCI Asia hors Japon et +6,8 % pour le S&P 500. L’Europe clôture, quant à elle, dans le rouge à -4 % pour le Stoxx 600. Globalement, le MSCI World aura progressé de 4,6 %.

Une nouvelle vague… d’optimisme ?

Outre l’arrivée des premiers vaccins, d’autres facteurs rassurent les consommateurs et les investisseurs :

  • l’arrivée de Joe Biden à la Maison-Blanche et la perspective d’un retour à plus de multilatéralisme de la part des États-Unis ;
  • le soutien inconditionnel et massif des banques centrales et gouvernements qui ne lésinent pas sur les moyens mis en œuvre pour relancer l’économie (cf « Quoi qu’il en coûte », E. Macron) ;
  • et enfin, la résilience et la capacité d’innovation des entreprises qui ont affiché des résultats encourageants au cours des trois premiers trimestres de 2020. Nous connaîtrons prochainement les chiffres relatifs au 4e trimestre.

Bien sûr, tout n’est pas parfait et il reste des ombres au tableau. La soutenabilité de la dette est un sujet de préoccupation. Tant que les taux restent bas, la charge d’intérêts est acceptable. Cependant, la reprise économique pourrait créer de l’inflation et entraîner à terme une hausse des taux, ce qui alourdirait le coût de la dette. Cette éventualité n’est toutefois pas à l’agenda de 2021 : la tendance actuelle est plutôt déflationniste et les banques centrales se sont engagées à maintenir les taux d’intérêt durablement bas.

Qu’entend-on par « rotation sectorielle » ?

Tous les secteurs n’ont pas été égaux face à la crise. La technologie et les soins de santé, par exemple, en ont tiré parti alors que les secteurs dits « cycliques » ont fortement souffert. Mais un redémarrage de l’économie pourrait justement leur être bénéfique. C’est pourquoi, ces dernières semaines, certains investisseurs ont procédé à une rotation sectorielle en prenant quelques bénéfices sur les grands gagnants de 2020 et en se repositionnant sur les secteurs et entreprises qui devraient profiter de la reprise en 2021.

Les principales économies mondiales n’évoluent pas non plus au même rythme. L’Asie, avec la Chine en tête, affiche déjà des signes de reprise, ce qui profite à la croissance mondiale. En fin d’année, un accord de libre-échange a été signé par une quinzaine de pays asiatiques. Passé quelque peu sous silence, il s’agit cependant d’un accord de coopération majeur visant à soutenir l’expansion économique de cette zone. Les États-Unis, quant à eux, continuent de s’appuyer sur des entreprises en croissance notamment dans le secteur technologique alors que l’Europe est à la traîne. Son économie plus cyclique et traditionnelle pourrait toutefois rattraper son retard.  

Que nous réserve l’année à venir ?

Chaque année réserve son lot de surprises, de bonnes et de moins bonnes. En découlent de nouvelles opportunités et de nouveaux défis. Cette année n’échappera pas à la règle et nous l’abordons avec la confiance et le professionnalisme appropriés. Mes collègues et moi-même vous souhaitons une année simplement normale, ce qui sera déjà extraordinaire. Et nous sommes bien partis pour oser y croire.